Les entrepreneurs investissent quasi tout dans leur entreprise, quand ils la fondent ! Alors pourquoi gâchons-nous sa transmission ? Et comment s’y préparer au mieux pour lui offrir toutes ses chances de survie ?

Une entreprise sur cent survit après 15 ans d’activité. C’est le chiffre alarmant qui illustre la problématique de la pérennité de nos entreprises.

Une bonne moitié des entrepreneurs envisageant de céder leur entreprise dans les 5 années à venir n’y sont pas préparés ; ils n’ont toujours pas de repreneur en vue, selon la récente enquête réalisée par l’UCM, publiée à l’occasion de la semaine wallonne de la transmission des entreprises. En 2013, ils étaient même près de 65%.

 

 

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Remonter le temps ?

99% d’échec, cela fait plutôt froid dans le dos. Cela soulève au moins une question fondamentale : comment s’y préparer pour rester dans le 1% gagnant ?

En fait, pour envisager la préparation de la transmission de ce que nous avons construit depuis la genèse de notre projet avec autant de passion et de sacrifices aussi (financiers, familiaux, sociaux, voire même de santé…), le bon sens voudrait que nous nous y mettions bien plus en amont.

« 5 ans avant, c’est déjà trop tard. Les mauvais plis sont pris et souvent difficiles à défaire. La majorité envisagent le problème sous le mauvais angle, parer à l’urgence, rattraper le retard, agir dans la précipitation », entame Sénamé Agbossou, responsable de l’entreprise de consultance Effi-Man.

 

L’entreprise doit pouvoir exister sans son créateur

La majorité des dirigeants se limitent au matériel quand ils calculent la valeur de leur entreprise aux fins d’une reprise. Ils commettent trois erreurs cruciales :

  1. Ils commencent à y penser à la fin de leur carrière. Ils ont généralement tout mis dans leur projet, l’entreprise repose entièrement sur leurs épaules et envisager de partir, c’est accepter de la laisser mourir un peu. Cela fait mal. Ils sentent qu’ils n’ont pas d’autre choix.
  1. Ils n’envisagent que les richesses matérielles, construites, développées ou acquises au fil de l’activité. Ils oublient tout le savoir-faire, la vision, la culture qu’ils ont nourris ou acquis eux-mêmes et développés avec leurs équipes. Généralement, l’intangible fait 90% de la richesse d’une entreprise.
  1. S’ils attendent de devoir céder leur entreprise, il est bien trop tard. Administrer une entreprise correctement nécessite dès ses débuts de prendre en compte tous les éléments de sa richesse : matériels et immatériels, et de l’organiser en respectant cette globalité.

 

« La cession d’une entreprise passe par une préparation correcte et anticipative. Il est déplorable de constater que les entreprises restent aux mains de la famille dans à peine 15% des cas, et dans celle du personnel dans quelque 6% des cas. C’est pourtant là un des garants que l’âme du fondateur qui a amené l’organisation à sa réussite puisse rester après son départ, et une condition de sa pérennité… » ajoute le fondateur d’Effi-Man.

 

La proactivité de Luc De Jonge vous interpelle ?

Après 33 ans à la tête de l’entreprise familiale, Luc De Jonge cède son entreprise à ATS Groep : « Mon épouse et moi-même restons actifs dans l’entreprise à la même fonction, tout comme l’ensemble de nos collaborateurs. C’est pour moi, une question de respect, notamment envers nos clients. »

 

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Sénamé Agbossou

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